Le Remediation Evidence Package

Le Remediation Evidence Package est un compte rendu daté de ce qui a été testé dans votre boutique, de ce qui a été relevé, de ce qui a été modifié et de ce qu’un scan de vérification a confirmé. Il constitue la preuve d’une évaluation et de travaux de correction, pas un certificat.

Dernière mise à jour :

Que contient le dossier ?

Le Remediation Evidence Package comporte 7 sections, toujours dans le même ordre. Validiscan l’établit à partir du scan de référence ou d’un scan complet ultérieur de votre boutique, du scan de vérification réalisé après les corrections lorsqu’il y en a un, et des résultats des vérifications manuelles.

Les sept sections d’un Remediation Evidence Package, sous les titres qu’elles portent dans le dossier

Remediation Evidence Package

  1. 1 À propos de ce dossier
  2. 2 Périmètre et méthodologie
  3. 3 Synthèse des résultats
  4. 4 Constats détaillés
  5. 5 Revue manuelle et constats exclus
  6. 6 Risque résiduel et recommandations
  7. 7 Projet de déclaration d’accessibilité

La conformité aux critères de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, telle qu’évaluée sur les pages et aux dates indiquées.

Ce dossier constitue la preuve d’une évaluation et de travaux de correction. Il ne s’agit pas d’un certificat, et il ne se prononce pas sur la conformité juridique.

Détails : à partir de quoi le dossier est établi, et les langues dans lesquelles il est rédigé

Le Remediation Evidence Package comporte sept sections, toujours dans le même ordre. Validiscan l’établit à partir du scan de référence ou d’un scan complet ultérieur de votre boutique, du scan de vérification réalisé après les corrections lorsqu’il y en a un, et des résultats des vérifications manuelles. La structure ci-dessous reprend les titres des sections tels qu’ils figurent dans le dossier.

Chaque dossier est rédigé dans une seule langue, choisie lors de sa création : anglais, allemand, danois, français ou espagnol.

1. À propos de ce dossier

La première section identifie le dossier et indique ce qu’il couvre. Elle nomme le site web et son adresse, votre organisation, la plateforme de la boutique et la version du dossier. Elle donne la date et l’heure de génération du dossier, en UTC et dans le fuseau horaire de votre organisation, ainsi que la langue du document. Elle contient aussi le SHA-256 des données JSON du dossier (expliqué plus bas, avec les sommes de contrôle), les coordonnées de Validiscan, qui a préparé le dossier, et le nom et la version du logiciel qui l’a généré.

Un encadré intitulé « Ce que ce dossier indique » contient l’énoncé du périmètre et la phrase précisant que le dossier n’est pas un certificat. Tous deux sont cités plus bas, sous « Qu’indique le dossier ? ».

2. Périmètre et méthodologie

La deuxième section consigne précisément ce qui a été testé, et comment. Elle énumère chaque page évaluée par les scans, avec son adresse, son type de page (template dans un dossier en anglais), les tailles d’écran auxquelles elle a été vérifiée (ordinateur, mobile ou les deux), son statut HTTP et le résultat. Elle consigne aussi la configuration d’exploration de chaque scan : la limite de pages, le nombre de pages échantillonnées par type de page, le traitement du bandeau cookies, le respect ou non de robots.txt, le blocage ou non des traceurs d’analyse et publicitaires, et les parcours d’achat exécutés, comme l’ajout au panier ou la première étape du tunnel de commande.

Elle énumère ensuite les versions des outils pour chaque scan : axe-core, Playwright, le scanner Validiscan et une empreinte du jeu de règles, calculée à partir des identifiants des règles du catalogue et de leurs niveaux de correction par plateforme. Un tableau nomme les normes auxquelles le dossier fait référence, avec leurs versions, leurs dates et leur statut. Suit la méthode, en quatre phrases : comment chaque page a été chargée dans un véritable navigateur à chaque taille d’écran, puis contrôlée avec axe-core et avec les contrôles propres à Validiscan pour les obstacles typiques des boutiques en ligne ; comment les constats sont regroupés par règle et par motif d’élément, de sorte qu’un même défaut répété sur de nombreuses pages forme un seul constat, avec son nombre d’occurrences ; comment les critères de succès que l’automatisation ne peut pas entièrement prouver ont été examinés à la main ; et comment le scan de vérification a contrôlé les corrections.

La section se termine par les limites. Quatre figurent toujours : les contrôles automatisés ne détectent qu’une partie des obstacles à l’accessibilité ; les pages sont échantillonnées par type de page ; les résultats décrivent la boutique aux dates des scans ; et les contenus intégrés dans des cadres d’une autre origine (cross-origin) ou dans un shadow DOM fermé, comme les champs de paiement et certains outils de consentement, ne sont pas évalués automatiquement. D’autres figurent lorsqu’elles s’appliquent, par exemple le fait que le tunnel de commande n’a été évalué que jusqu’à sa première étape, sans passer de commande ni saisir de données de paiement.

3. Synthèse des résultats

La troisième section présente les résultats en chiffres. Un tableau unique donne les constats par impact et par statut, sans les constats de bonne pratique. L’avancement des corrections y figure avec sa formule et le détail du calcul, comme expliqué plus bas. La section comprend enfin deux tableaux de conformité, l’un pour les WCAG 2.1 niveau AA, l’autre pour les WCAG 2.2 niveau AA, avec une ligne par critère de succès : son niveau, sa clause de la norme EN 301 549, sa conformité, le fondement de cette conformité et les constats qui la motivent.

Chaque critère reçoit l’un des cinq résultats de conformité ci-dessous. Après les tableaux, le dossier indique la règle de chacun :

Résultats de conformité du Remediation Evidence Package, avec les règles qu’indique le dossier
Résultat de conformité Règle, telle qu’elle figure dans le dossier
Satisfait Les contrôles automatisés couvrent entièrement le critère et n’ont relevé aucun échec non résolu, ou une vérification manuelle a réussi.
Partiellement satisfait Échecs non résolus sur la moitié au plus des types de pages scannés, corrections en attente de vérification, ou vérification manuelle échouée alors que les contrôles automatisés n’ont rien relevé.
Non satisfait Échecs non résolus sur plus de la moitié des types de pages scannés ou non rattachés à une page, ou vérification manuelle échouée.
Non applicable La vérification manuelle n’a trouvé aucun contenu auquel le critère s’applique.
Non évalué Les contrôles automatisés ne peuvent pas démontrer le critère, et aucun résultat manuel n’est encore disponible.

Lorsqu’une vérification manuelle échouée correspond à deux lignes du tableau, elle conduit à « Partiellement satisfait » seulement si une règle exécutée teste le critère et qu’aucun échec non résolu n’a été relevé ; sans une telle règle, ou en présence d’un échec non résolu, elle conduit à « Non satisfait ». Un échec « non rattaché à une page » provient d’un constat qui concerne l’ensemble du site plutôt que des pages précises, comme un constat consigné lors d’une vérification manuelle. Un constat marqué « Ne sera pas corrigé » reste un obstacle et compte comme un échec dans ces tableaux. Les faux positifs et les constats de bonne pratique ne sont jamais comptabilisés.

Les contrôles automatisés sont considérés comme couvrant entièrement un critère lorsqu’une règle exécutée par le scanner le teste et que la liste de vérifications manuelles ne comporte aucun point pour ce critère. Pour ces critères, dont le critère 1.1.1 Non-text Content et le critère 2.4.4 Link Purpose (In Context), un résultat « Satisfait » repose sur les seuls contrôles automatisés : il montre qu’aucune règle n’a relevé d’échec, et non que le critère est respecté. La matrice des critères indique, pour chaque critère, les règles qui le testent et si la liste comporte un point le concernant.

4. Constats détaillés

La quatrième section comporte une entrée par constat non exclu, du plus grave au moins grave. Chaque entrée indique l’identifiant du constat, la règle, l’impact, le statut, le niveau de correction (AUTO, ASSISTED ou MANUAL), les critères de succès WCAG, les clauses de la norme EN 301 549, ainsi que le nombre d’occurrences relevées par le scan et par le scan de vérification, et le nombre de pages concernées. Sous « Ce que cela signifie pour les clients », elle explique l’obstacle en langage simple.

Jusqu’à trois exemples d’occurrences indiquent la page, l’élément et ce qui a échoué. Jusqu’à deux captures d’écran par constat montrent une page avant la correction. Chacune peut être associée à une capture d’écran après la correction, lorsque le scan de vérification a chargé la même page à la même taille d’écran. Pour l’instant, les captures d’écran montrent le premier écran d’une page ; un élément situé plus bas peut donc ne pas apparaître sur l’image.

Un tableau énumère les corrections du constat : leur identifiant, leur statut et leur approche, leur origine (recette, brouillon IA ou modification à la main), leur mode de livraison (pull request GitHub, copie non publiée d’un thème Shopify ou zip du thème corrigé), ainsi que leurs dates de livraison et de fusion. Les constats de bonne pratique figurent à la fin de la section. Ce ne sont pas des échecs au regard des WCAG, et ils ne comptent jamais dans la conformité ni dans l’avancement des corrections.

5. Revue manuelle et constats exclus

La cinquième section couvre les vérifications faites par une personne. La liste de vérifications manuelles de Validiscan comporte 35 points portant sur des critères qu’une personne doit vérifier, comme l’utilisation de la boutique au clavier ou avec un lecteur d’écran, et le zoom. Pour chaque critère de succès de la liste, le dossier consigne le résultat (réussi, échoué, non applicable ou pas encore vérifié), la date, la personne qui a effectué la vérification, les remarques et, le cas échéant, le fichier de preuve, qui est inclus dans le zip.

La seconde partie énumère les constats exclus avec leur justification. Un faux positif est un constat que le scanner a signalé pour un élément qui satisfait au critère. Un constat « Ne sera pas corrigé » est un véritable obstacle que vous avez décidé de ne pas corriger pour l’instant. Le dossier indique où chaque justification a été consignée, ou qu’aucune ne l’a été.

6. Risque résiduel et recommandations

La sixième section dit ce qui présente encore un risque et ce qu’il faut faire ensuite. Elle qualifie le risque résiduel d’élevé, de moyen ou de faible et précise la règle de cette notation : élevé en cas de constat critique non résolu ou de critère des WCAG 2.1 niveau AA non satisfait ; moyen en cas de constat grave non résolu, de critère des WCAG 2.1 niveau AA partiellement satisfait ou en attente d’une vérification manuelle, de lacune sur un critère ajouté par les WCAG 2.2 ou de corrections en attente de vérification ; faible dans les autres cas. « Non résolu » désigne les statuts « Ouvert », « Correction proposée », « Correction livrée » et « Ne sera pas corrigé ».

Viennent ensuite des recommandations par ordre de priorité, par exemple fusionner les corrections livrées, lancer un scan de vérification, terminer la revue manuelle ou activer la protection contre les régressions. La section se termine par la date à laquelle le prochain scan de vérification est dû, plus rapprochée tant que des travaux restent en attente, et par la prochaine exécution de la protection contre les régressions si elle est planifiée.

7. Projet de déclaration d’accessibilité

La septième section est un projet de déclaration d’accessibilité pour votre boutique, rédigé à partir des résultats du dossier. Il est établi dans la langue du dossier, qui peut être l’anglais, l’allemand, le danois, le français ou l’espagnol. Il suit la structure du modèle de déclaration d’accessibilité de l’UE, conçu pour les organismes du secteur public et établi par la décision d’exécution (UE) 2018/1523 de la Commission, et l’adapte à l’acte européen sur l’accessibilité (European Accessibility Act) pour une boutique en ligne. Il porte la mention « Projet soumis à validation juridique » : dans un encadré placé avant la déclaration, dans un tampon à côté de son titre et dans l’en-tête de chaque page de la déclaration dans le document Word.

Le projet énonce l’état de conformité de la boutique dans les termes du modèle de l’UE (totalement conforme, partiellement conforme ou non conforme), déterminé à partir des résultats de conformité, et précise que cet état décrit la conformité telle qu’évaluée sur les pages et aux dates qu’il mentionne. Il énumère, en langage simple et par critère de succès, les contenus qui ne sont pas accessibles. Il décrit comment la déclaration a été établie : par une auto-évaluation de votre organisation, fondée sur une évaluation réalisée par Validiscan, et non par une certification. Viennent ensuite les coordonnées pour les retours d’information et la procédure de mise en œuvre. Pour une organisation établie en Allemagne, le projet nomme l’autorité de surveillance du marché, la MLBF, et l’organe de conciliation, la Schlichtungsstelle BGG, chacun avec la disposition de la loi allemande BFSG qui le concerne ; pour les autres pays, l’autorité est un champ que vous complétez. La partie suivante contient les informations sur le service demandées par l’annexe V de l’acte européen sur l’accessibilité : ce qu’est le service, comment il s’utilise et comment il satisfait aux exigences d’accessibilité. Suit une partie d’informations complémentaires, puis un encadré intitulé « Avant la publication » clôt la section avec les étapes qui font du projet une déclaration publiée.

Le texte entre crochets signale les informations que seule votre organisation peut fournir, comme l’adresse e-mail pour les retours sur l’accessibilité. Chacun de ces champs doit être complété, ou supprimé s’il est facultatif, avant la publication de la déclaration. Validiscan ne fournit pas de conseil juridique : votre conseiller juridique doit relire la déclaration avant sa publication, et la question de savoir si elle doit être publiée, où et dans quelles langues, dépend du droit qui vous est applicable. Le guide Ce que doit contenir la déclaration d’accessibilité d’une boutique en ligne expose les exigences.

Qu’indique le dossier ?

Le Remediation Evidence Package rend compte, pour chaque critère de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, de la conformité telle qu’évaluée sur les pages et aux dates qu’il énumère : satisfait, partiellement satisfait, non satisfait, non applicable ou non évalué. Il ne constitue pas une certification de la boutique.

Détails : l’énoncé du périmètre et la phrase précisant que le dossier n’est pas un certificat, tels que le dossier les imprime, et où ils figurent aussi

Pour chaque critère de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, le dossier rend compte de la conformité telle qu’évaluée sur les pages et aux dates qu’il énumère : satisfait, partiellement satisfait, non satisfait, non applicable ou non évalué. Il ne constitue pas une certification de la boutique. Dans la première section, son énoncé du périmètre commence par cette phrase : « La conformité aux critères de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, telle qu’évaluée sur les pages et aux dates indiquées. »

Le même encadré indique : « Ce dossier constitue la preuve d’une évaluation et de travaux de correction. Il ne s’agit pas d’un certificat, et il ne se prononce pas sur la conformité juridique. »

Les deux phrases figurent aussi, en anglais, dans le fichier README du zip.

Quand un constat est-il considéré comme vérifié ?

Un constat corrigé est considéré comme vérifié lorsque le scan de vérification du dossier charge toutes les pages où figurait le constat et ne le relève plus. Son statut passe alors à « Vérifié » au moment où le dossier est émis ; personne n’attribue ce statut à la main.

Le dossier vérifie un constat corrigé lorsque trois conditions sont réunies
  1. Le constat avait des occurrences dans le scan complet à partir duquel le dossier est établi.
  2. Le scan de vérification n’en a relevé aucune.
  3. Le scan de vérification a chargé toutes les pages où figurait le constat, sans erreur à aucune taille d’écran.
Détails : quand un constat est corrigé, les trois conditions, et un dossier sans scan de vérification

Un constat corrigé est considéré comme vérifié lorsque le scan de vérification du dossier charge toutes les pages où figurait le constat et ne le relève plus. Son statut passe alors de Corrigé à Vérifié au moment où le dossier est émis. Personne n’attribue à la main le statut « Vérifié ».

Un constat est corrigé lorsqu’une correction a été livrée et qu’un scan ultérieur, ayant chargé toutes les pages où figurait le constat, ne le relève plus. Le dossier vérifie un constat corrigé lorsque trois conditions sont réunies :

  1. Le constat avait des occurrences dans le scan complet à partir duquel le dossier est établi.
  2. Le scan de vérification n’en a relevé aucune.
  3. Le scan de vérification a chargé toutes les pages où figurait le constat, sans erreur à aucune taille d’écran.

Chaque constat vérifié porte la mention « Vérifié par ce dossier » dans la section des constats. Un constat corrigé que le dossier ne peut pas vérifier de cette façon garde le statut « Corrigé » et figure parmi les constats en attente de vérification, avec la recommandation de lancer un scan de vérification. Un dossier établi sans scan de vérification ne vérifie aucune correction, et ses limites le précisent.

Comment l’avancement des corrections est-il calculé ?

L’avancement des corrections est la somme des poids des constats corrigés, vérifiés ou résolus en externe, divisée par la somme des poids de tous les constats, hors faux positifs, constats « Ne sera pas corrigé » et constats de bonne pratique. C’est le seul score synthétique du dossier : il n’y a pas de pourcentage de conformité.

Poids de chaque impact dans l’avancement des corrections
Impact Poids
Critique 10
Grave 5
Modéré 2
Mineur 0,5
Détails : la formule telle que le dossier l’imprime, pourquoi le décompte se fait par constat, et deux points qui passent facilement inaperçus

L’avancement des corrections est la part du travail accompli, pondérée selon l’effet de chaque problème sur les clients. C’est le seul score synthétique du dossier : il n’y a pas de pourcentage de conformité.

Chaque constat est pondéré selon son impact. L’avancement des corrections est la somme des poids des constats corrigés, vérifiés ou résolus en externe, divisée par la somme des poids de tous les constats. Les constats marqués comme faux positif ou comme « Ne sera pas corrigé », ainsi que les constats de bonne pratique, sont exclus des deux sommes. Le dossier donne la formule sous cette forme : Σ poids(impact) des constats corrigés, vérifiés ou résolus en externe ÷ Σ poids(impact) de tous les constats, à l’exclusion des faux positifs, des constats « Ne sera pas corrigé » et des constats de bonne pratique.

L’avancement se compte par constat, et non par occurrence : une étiquette manquante répétée sur de nombreuses fiches produit forme un seul constat, avec une seule correction. Un constat critique pèse plus qu’un constat mineur : le corriger fait donc davantage progresser le chiffre. À côté du pourcentage, le dossier indique les constats pondérés traités sur le total, afin que le chiffre puisse être vérifié à la main. Le portail client affiche le même chiffre, avec sa propre explication du calcul.

Deux points passent facilement inaperçus. D’abord, un constat corrigé compte comme traité avant d’être vérifié, alors que, dans les tableaux de conformité, une correction en attente de vérification empêche son critère d’être compté comme satisfait. Ensuite, un constat « Ne sera pas corrigé » est exclu de l’avancement des corrections, mais compte toujours comme un échec dans la conformité, car un obstacle qui subsiste reste un obstacle.

Pourquoi le dossier évalue-t-il à la fois les WCAG 2.1 niveau AA et les WCAG 2.2 niveau AA ?

Le Remediation Evidence Package évalue chaque critère de succès une seule fois et présente les résultats au regard des deux : les WCAG 2.2 niveau AA sont la cible de chaque constat et de chaque correction, et les WCAG 2.1 niveau AA sont le niveau que la norme EN 301 549 V3.2.1 reprend dans ses exigences relatives aux contenus web.

Versions de la norme EN 301 549 au 6 octobre 2026
Version WCAG reprises Référence au Journal officiel de l’Union européenne
EN 301 549 V3.2.1 Les WCAG 2.1 niveau AA, dans ses exigences relatives aux contenus web Publiée au titre de la directive sur l’accessibilité des sites web (directive (UE) 2016/2102), par la décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission
EN 301 549 V4.1.1, publiée par l’ETSI en septembre 2026 Les WCAG 2.2, selon AccessibleEU Aucune trouvée par Validiscan

Source : W3C, WCAG 2.2 ; décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission ; ETSI, EN 301 549 V4.1.1 ; AccessibleEU

Détails : ce que les WCAG 2.2 ajoutent et suppriment, le statut de la norme EN 301 549 au 6 octobre 2026, et la façon dont chaque dossier consigne les normes

Le dossier évalue chaque critère de succès une seule fois et présente les résultats au regard des WCAG 2.1 niveau AA comme des WCAG 2.2 niveau AA. Les WCAG 2.2 niveau AA sont la cible de chaque constat et de chaque correction. Les WCAG 2.1 niveau AA sont le niveau que la norme EN 301 549 V3.2.1 reprend dans ses exigences relatives aux contenus web. Aux niveaux A et AA, les WCAG 2.2 ajoutent six critères de succès aux WCAG 2.1 et en suppriment un, le 4.1.1 Parsing ; les deux tableaux diffèrent donc.

Au 6 octobre 2026 :

Chaque dossier consigne les normes, avec leurs versions et leur statut, tels qu’ils étaient lors de sa création. Une modification ultérieure du statut d’une norme ne réécrit pas ce que dit un dossier déjà émis. Déterminer quelle norme et quelle loi s’appliquent à votre boutique est une question juridique. Le guide consacré à l’acte européen sur l’accessibilité pour les boutiques en ligne traite cette question.

Quels fichiers composent le dossier ?

Le Remediation Evidence Package se compose de quatre fichiers : un rapport PDF, un document Word, un fichier de données JSON et une archive zip qui contient les trois autres, le schéma JSON, les captures d’écran et les fichiers de preuve des vérifications manuelles auxquels le rapport renvoie, un README et le fichier de sommes de contrôle SHA256SUMS.

Les quatre fichiers d’un Remediation Evidence Package
Fichier À quoi il sert Détails
Rapport PDF Le rapport à lire, à imprimer et à partager. A4. PDF balisé, généré par Chromium, avec la langue du document, le titre et les signets renseignés. Aucune conformité à PDF/UA n’est revendiquée.
Document Word (DOCX) Le même rapport, à modifier, par exemple pour la déclaration d’accessibilité. Chaque section commence sur une nouvelle page. Sur les pages du projet de déclaration, l’en-tête répète « Projet soumis à validation juridique ».
Fichier de données (JSON) Les données du rapport, pour vos développeurs ou un auditeur. Codes, identifiants, nombres, heures en UTC et textes consignés pendant le projet ; ni libellés ni dates mises en forme. Il suit le schéma JSON publié.
Archive complète (zip) Tout en un seul fichier. Le PDF, le document Word et le fichier JSON, le schéma JSON, les captures d’écran et les fichiers de preuve des vérifications manuelles auxquels le rapport renvoie, un README et le fichier de sommes de contrôle SHA256SUMS.
Détails : les éléments du zip dans l’ordre, et ce qui se passe lorsqu’un fichier manque

Le zip contient ces éléments, dans cet ordre :

  1. README.txt : ce qu’est le dossier, ce que contient chaque fichier et comment le vérifier, en anglais.
  2. Le rapport PDF.
  3. Le document Word.
  4. Le fichier de données JSON.
  5. schema.json : le schéma JSON que suit le fichier de données.
  6. assets/ : les captures d’écran et les fichiers de preuve des vérifications manuelles auxquels le rapport renvoie.
  7. SHA256SUMS : la somme de contrôle SHA-256 de tous les autres fichiers du zip.

Si une capture d’écran ou un fichier de preuve manque lors de la création du dossier, il n’est pas inclus dans le zip et le README le signale sous le titre FILES NOT INCLUDED. À la place d’une capture d’écran manquante, le rapport affiche une description textuelle.

Comment vérifier qu’un fichier n’a pas été modifié ?

En comparant des sommes de contrôle SHA-256, des empreintes qui changent dès qu’un seul octet d’un fichier change. Le portail client en affiche une à côté de chaque téléchargement du Remediation Evidence Package, et le fichier SHA256SUMS du zip indique celles des fichiers qu’il contient. Une somme qui correspond ne montre pas qui a créé le fichier.

Comment vérifier les fichiers extraits du zip
Système Commande Résultat
Linux sha256sum -c SHA256SUMS Chaque ligne doit se terminer par « OK ».
macOS shasum -a 256 -c SHA256SUMS Chaque ligne doit se terminer par « OK ».
Windows PowerShell Get-FileHash -Algorithm SHA256, pour chaque fichier Comparez le résultat avec la ligne de ce fichier dans SHA256SUMS.
Détails : les trois endroits où servent les sommes de contrôle, les commandes, et ce qu’une somme de contrôle ne montre pas

Chaque fichier du dossier a une somme de contrôle SHA-256 : une empreinte qui change dès qu’un seul octet du fichier change. Le dossier utilise les sommes de contrôle à trois endroits.

  • Chaque fichier. Le PDF, le document Word, le fichier JSON et le zip ont chacun leur propre SHA-256, enregistré lors de la création du dossier et affiché à côté de chaque téléchargement dans le portail client.
  • À l’intérieur du zip. Le fichier SHA256SUMS indique le SHA-256 de tous les autres fichiers du zip. Un zip ne peut pas contenir sa propre somme de contrôle ; le zip lui-même se vérifie donc avec la somme affichée à côté de son téléchargement.
  • Les données. La première section du dossier donne le SHA-256 du contenu du fichier JSON. Il est calculé sur le JSON canonique de ce fichier (RFC 8785, le JSON Canonicalization Scheme), ce seul champ étant exclu. Le JSON canonique ne dépend ni des espaces ni de l’ordre des clés ; toute personne qui dispose du fichier JSON peut donc calculer la même valeur.

Pour vérifier les fichiers extraits du zip, ouvrez un terminal dans le répertoire qui les contient. Sous Linux, exécutez :

sha256sum -c SHA256SUMS

Sous macOS, exécutez :

shasum -a 256 -c SHA256SUMS

Chaque ligne doit se terminer par « OK ». Dans Windows PowerShell, exécutez cette commande pour chaque fichier et comparez le résultat avec la ligne de ce fichier dans SHA256SUMS :

Get-FileHash -Algorithm SHA256

Une somme de contrôle montre qu’un fichier est exactement celui qui a été enregistré lors de la création du dossier. Elle ne montre pas qui a créé le fichier : le dossier ne comporte ni signature numérique ni horodatage délivré par un tiers.

Quel schéma JSON le fichier de données suit-il ?

Le fichier de données JSON du Remediation Evidence Package suit un JSON Schema publié (draft 2020-12), qui figure aussi dans chaque zip sous le nom schema.json. Le schéma est strict : une clé qu’il ne connaît pas fait échouer la validation, sauf dans un champ ouvert réservé aux versions d’autres outils.

Détails : où trouver le schéma, et comment sa version change

Le fichier de données JSON suit un JSON Schema publié (draft 2020-12) : le schéma JSON du dossier. Le même schéma figure dans chaque zip sous le nom schema.json, de sorte qu’un dossier peut être contrôlé sans ce site web. Tout validateur de JSON Schema compatible avec le draft 2020-12 peut vérifier un fichier de données au regard de ce schéma.

Le schéma est strict : une clé qu’il ne connaît pas fait échouer la validation, sauf dans un champ ouvert réservé aux versions d’autres outils. Validiscan n’établit un dossier qu’à partir de données qui satisfont au schéma et correspondent au SHA-256 consigné dans sa première section. Le schéma est en version 1. Une modification qu’un programme de lecture plus ancien rejetterait entraîne un nouveau numéro de version, et un dossier émis reste lisible dans sa version.

Un dossier peut-il être modifié après son émission ?

Non. Un Remediation Evidence Package prêt ne change jamais : lorsqu’il faut rectifier quelque chose, Validiscan établit une nouvelle version, et les versions précédentes restent répertoriées. Une fois un dossier prêt, la base de données refuse toute modification de ses chemins de fichiers, sommes de contrôle, version, langue, relevé des normes ou date de génération.

Détails : comment les versions sont numérotées, et ce que la base de données refuse de modifier

Les dossiers sont numérotés par boutique : version 1, version 2, et ainsi de suite. Chaque dossier que Validiscan établit pour votre boutique, à partir des scans et dans la langue choisie pour lui, reçoit le numéro de version suivant. Seul un dossier prêt apparaît dans le portail client.

Une fois un dossier prêt, la base de données refuse toute modification de ses chemins de fichiers, de ses sommes de contrôle, de sa version, de sa langue, de son relevé des normes ou de sa date de génération. Les sommes de contrôle étant figées, un fichier modifié après coup ne correspondrait plus à la somme de contrôle enregistrée pour lui.

Que ne prétend pas le dossier ?

Le Remediation Evidence Package est un compte rendu de ce qui a été testé, relevé, modifié et vérifié, et ne prétend rien de plus. Ce n’est pas un certificat, et il ne se prononce pas sur la conformité juridique : savoir si votre boutique respecte l’EAA, la loi allemande BFSG ou une autre loi relève d’une appréciation juridique, qui vous revient, avec votre avocat.

Ce que le dossier ne prétend pas

  • Ce n’est pas un certificat.

  • Il ne se prononce pas sur la conformité juridique.

  • Il ne teste pas tout automatiquement.

  • Il décrit la boutique aux dates des scans.

  • Il ne revendique aucune conformité à PDF/UA.

  • Le projet de déclaration n’est pas prêt à être publié.

Détails : chaque point en entier

Le dossier est un compte rendu de ce qui a été testé, relevé, modifié et vérifié. Il ne prétend rien de plus.

  • Ce n’est pas un certificat. Il constitue la preuve d’une évaluation et de travaux de correction.
  • Il ne se prononce pas sur la conformité juridique. Savoir si votre boutique respecte l’acte européen sur l’accessibilité, la loi allemande BFSG ou une autre loi relève d’une appréciation juridique, qui vous revient, avec votre avocat. L’état de conformité du projet de déclaration est un projet, rédigé dans les termes du modèle de l’UE, destiné à cet examen.
  • Il ne teste pas tout automatiquement. Les contrôles automatisés ne détectent qu’une partie des obstacles à l’accessibilité. Les critères qui ont un point dans la liste de vérifications manuelles sont vérifiés à la main, ou marqués « Non évalué » tant qu’ils ne l’ont pas été. Un critère sans point dans la liste, comme le critère 1.1.1 Non-text Content, compte comme satisfait sur la base des seuls contrôles automatisés, bien qu’une règle ne puisse pas juger si une alternative textuelle décrit son image. Les pages sont échantillonnées par type de page, et non vérifiées une à une.
  • Il décrit la boutique aux dates des scans. Les modifications ultérieures du thème, des applications ou des contenus ne sont pas couvertes. La protection contre les régressions les vérifie selon un calendrier défini.
  • Il ne revendique aucune conformité à PDF/UA. Le PDF est balisé, avec de vrais titres et des alternatives textuelles, mais Validiscan ne prétend pas qu’il satisfasse à PDF/UA.
  • Le projet de déclaration n’est pas prêt à être publié. Il doit être complété avec les informations de votre organisation et relu par votre conseiller juridique.
La méthode, les normes et les limites des tests automatisés

Comment obtenir le dossier ?

Le Remediation Evidence Package vous est remis dans le portail client : dès qu’un dossier est prêt, Validiscan vous envoie un e-mail avec un lien vers ce dossier, et l’e-mail ne contient jamais de pièce jointe. Le portail répertorie chaque version, de la plus récente à la plus ancienne, avec chaque fichier et sa somme de contrôle SHA-256.

L’e-mail
Un lien vers le portail, jamais de fichier
Versions
Chaque version répertoriée, de la plus récente à la plus ancienne, avec sa date d’émission
Liens de téléchargement
Créés au moment où vous cliquez ; chacun expire au bout d’une minute et n’est jamais conservé
Sites archivés
Leurs dossiers restent répertoriés et téléchargeables
Projet de déclaration
Une page du portail avec le projet de votre dernier dossier, à copier ou à télécharger sous forme de fichier HTML
Détails : la liste des versions dans le portail, les liens de téléchargement, les sites archivés et la page du projet de déclaration

Dans le portail, chaque version du dossier est répertoriée, de la plus récente à la plus ancienne, avec sa date d’émission. Pour chaque version, vous pouvez télécharger le rapport PDF, le document Word, le fichier de données JSON et l’archive zip. Chaque fichier est présenté avec sa somme de contrôle SHA-256, que vous pouvez copier. Un lien de téléchargement est créé au moment où vous cliquez et expire au bout d’une minute ; aucun lien de téléchargement n’est conservé. Si le site de votre boutique est archivé par la suite et n’apparaît plus dans le portail, ses dossiers restent répertoriés et téléchargeables. Le portail comporte aussi une page avec le projet de déclaration d’accessibilité de votre dernier dossier, que vous pouvez copier ou télécharger sous forme de fichier HTML.

Conservez toutes les versions dans vos archives. Le Remediation Evidence Package fait partie de chaque projet ; la page sur le déroulement d’un projet indique ce qu’un projet comprend d’autre.

Sources

7 sources, toutes vérifiées pour cette page le 6 octobre 2026.

Droit de l’UE 3
Normes 4
  1. EN 301 549 V4.1.1 (2026-09) · ETSI · vérifiée le
  2. The European accessibility standard EN 301 549 has been updated · AccessibleEU (European Commission) ·  · vérifiée le
  3. Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.2 · W3C · vérifiée le
  4. RFC 8785: JSON Canonicalization Scheme (JCS) · RFC Editor · vérifiée le

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