Comment une boutique est testée, et selon quelles normes

Validiscan teste une boutique selon les WCAG 2.2 niveau AA, avec des règles automatisées et avec une liste de vérifications manuelles qu’une personne parcourt. Les résultats sont présentés comme la conformité aux critères de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, telle qu’évaluée sur les pages et aux dates indiquées, jamais comme un pourcentage de conformité.

Dernière mise à jour :

Selon quelles normes Validiscan teste-t-il ?

Validiscan teste selon les WCAG 2.2 niveau AA : cette cible vaut pour chaque constat et chaque correction. Les résultats sont présentés selon les WCAG 2.1 niveau AA et les WCAG 2.2 niveau AA, et chaque critère de succès est présenté avec sa clause de la norme EN 301 549, la norme européenne sur l’accessibilité des produits et services TIC.

Versions des WCAG et de la norme EN 301 549 et leur statut au 6 octobre 2026
Norme Publication Statut
WCAG 2.1 5 juin 2018, par le W3C Reprises aux niveaux A et AA par la norme EN 301 549 V3.2.1 pour les contenus web. Chaque Remediation Evidence Package présente ses résultats selon les WCAG 2.1 niveau AA.
WCAG 2.2 5 octobre 2023, par le W3C La cible de Validiscan pour chaque constat et chaque correction. Les exigences relatives au web de la norme EN 301 549 V4.1.1 sont alignées sur elles.
EN 301 549 V3.2.1 Mars 2021, par l’ETSI Sa référence est publiée au Journal officiel de l’Union européenne au titre de la directive sur l’accessibilité des sites web (directive (UE) 2016/2102), par la décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission.
EN 301 549 V4.1.1 Septembre 2026, par l’ETSI Élaborée dans le cadre de la demande de normalisation de la Commission européenne relative à l’acte européen sur l’accessibilité (European Accessibility Act). Sa référence n’est pas publiée au Journal officiel de l’Union européenne.

Source : W3C, WCAG 2.1 et WCAG 2.2 ; ETSI, EN 301 549 V3.2.1 et V4.1.1 ; décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission

Détails : qui publie les WCAG et la norme EN 301 549, et comment la norme numérote les critères

Le W3C publie les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG 2.1, WCAG 2.2). L’ETSI publie la norme EN 301 549. Sa clause 9 reprend les critères de succès des WCAG aux niveaux A et AA comme exigences applicables aux contenus web, numérotées par 9 suivi du numéro du critère : le critère 1.1.1 correspond à la clause 9.1.1.1. Un critère ajouté par les WCAG 2.2, comme le critère 2.5.8 Target Size (Minimum), n’a de clause que dans la version V4.1.1, dont les exigences relatives au web sont alignées sur les WCAG 2.2.

La norme EN 301 549 est-elle une norme harmonisée au titre de l’acte européen sur l’accessibilité ?

L’ETSI publie la norme EN 301 549 comme une norme européenne harmonisée. Pourtant, au 6 octobre 2026, Validiscan n’a trouvé au Journal officiel de l’Union européenne aucune référence à celle-ci, ni à aucune autre norme harmonisée, publiée au titre de l’acte européen sur l’accessibilité (European Accessibility Act, EAA), la directive (UE) 2019/882. Selon l’article 15 de l’EAA, les produits et services conformes à des normes harmonisées dont les références sont publiées au Journal officiel sont présumés satisfaire aux exigences d’accessibilité de l’EAA, dans la mesure où ces normes couvrent ces exigences.

La référence à la norme EN 301 549 V3.2.1 est publiée au titre d’un autre texte : la directive sur l’accessibilité des sites web (directive (UE) 2016/2102), qui couvre les sites web et les applications mobiles des organismes du secteur public, par la décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission.

La norme EN 301 549 V4.1.1 a été élaborée dans le cadre de la demande de normalisation de la Commission pour l’EAA, C(2022) 6456. Son annexe ZB met ses clauses en relation avec les exigences de l’EAA. La norme indique que la conformité à ses clauses normatives confère une présomption de conformité aux exigences correspondantes de l’EAA, une fois sa référence citée au Journal officiel au titre de cette directive.

Validiscan conserve le statut de chaque norme à un seul endroit, avec la date de sa dernière vérification. Un Remediation Evidence Package consigne les normes telles qu’elles étaient le jour où il est établi : une modification ultérieure de leur statut ne réécrit donc pas un dossier déjà émis. La norme qu’une loi impose à une boutique donnée est une question juridique à laquelle cette page ne répond pas. Les guides sur l’acte européen sur l’accessibilité pour les boutiques en ligne et sur les WCAG 2.2 niveau AA et la norme EN 301 549 exposent ce que disent les sources primaires.

Pourquoi les WCAG 2.2 niveau AA, et pourquoi le rapport mentionne-t-il aussi les WCAG 2.1 niveau AA ?

Validiscan travaille selon les WCAG 2.2 niveau AA, car c’est la version la plus récente, celle sur laquelle est alignée la norme EN 301 549 V4.1.1. Les résultats sont aussi présentés selon les WCAG 2.1 niveau AA, le niveau que reprend la norme EN 301 549 V3.2.1, dont la référence est publiée au Journal officiel au titre de la directive sur l’accessibilité des sites web.

Ajoutés par les WCAG 2.2 aux niveaux A et AA
6 critères
Supprimé par les WCAG 2.2
4.1.1 Parsing
Évaluation
Une seule fois par critère ; le Remediation Evidence Package présente les résultats dans deux tableaux, pour les WCAG 2.1 niveau AA et les WCAG 2.2 niveau AA

Source : W3C, WCAG 2.2 ; ETSI, EN 301 549 V3.2.1 et V4.1.1 ; décision d’exécution (UE) 2021/1339 de la Commission

Détails : la recommandation du W3C, les critères que les WCAG 2.2 ajoutent et suppriment, et la façon dont le dossier présente les deux versions

Validiscan travaille selon les WCAG 2.2 niveau AA, car c’est la version la plus récente, et celle sur laquelle est alignée la norme EN 301 549 V4.1.1, publiée par l’ETSI en septembre 2026. L’Accessibility Guidelines Working Group du W3C, qui rédige les WCAG, recommande aux sites d’adopter les WCAG 2.2 comme nouvelle cible de conformité, même si les obligations formelles mentionnent des versions antérieures (WCAG 2.2). Les résultats sont aussi présentés selon les WCAG 2.1 niveau AA, car c’est le niveau que reprend la norme EN 301 549 V3.2.1, la version dont la référence est publiée au Journal officiel au titre de la directive sur l’accessibilité des sites web.

Les deux versions se recouvrent presque entièrement. Chaque critère de succès des WCAG 2.1 aux niveaux A et AA figure aussi dans les WCAG 2.2, sauf le critère 4.1.1 Parsing, que les WCAG 2.2 ont supprimé. Les WCAG 2.2 ajoutent six critères à ces niveaux :

  • 2.4.11 Focus Not Obscured (Minimum), niveau AA
  • 2.5.7 Dragging Movements, niveau AA
  • 2.5.8 Target Size (Minimum), niveau AA
  • 3.2.6 Consistent Help, niveau A
  • 3.3.7 Redundant Entry, niveau A
  • 3.3.8 Accessible Authentication (Minimum), niveau AA

Chaque critère est évalué une seule fois. Le Remediation Evidence Package présente ensuite les résultats deux fois, dans un tableau pour les WCAG 2.1 niveau AA et dans un autre pour les WCAG 2.2 niveau AA. Le critère 4.1.1 Parsing ne figure que dans le tableau des WCAG 2.1 : le dossier le consigne comme satisfait, avec pour fondement « Toujours satisfait pour les contenus HTML (errata des WCAG 2.1) ».

Le dossier décrit ce qu’il couvre par cette phrase : « La conformité aux critères de succès des WCAG 2.1 niveau AA et des WCAG 2.2 niveau AA, telle qu’évaluée sur les pages et aux dates indiquées. » Il indique aussi : « Ce dossier constitue la preuve d’une évaluation et de travaux de correction. Il ne s’agit pas d’un certificat, et il ne se prononce pas sur la conformité juridique. »

Ce que contient le Remediation Evidence Package

Que teste automatiquement le scan ?

Le scanner de Validiscan charge chaque page dans un vrai navigateur, Chromium piloté par Playwright, et y exécute deux types de règles : les règles d’axe-core et les contrôles propres à Validiscan pour les obstacles typiques des boutiques en ligne. Sur les 128 entrées du catalogue de règles, 102 sont exécutées dans un scan.

entrées dans le catalogue de règles
128
exécutées dans un scan
102
dont règles d’axe-core
79
dont contrôles Validiscan
23
règles d’axe-core remplacées et désactivées
11
entrées non exécutées
15

Source : Deque Systems, axe-core, code source et licence

Détails : le navigateur, et ce qu’indique chaque constat

Le scanner de Validiscan charge chaque page dans un vrai navigateur, Chromium piloté par Playwright, et y exécute deux types de règles : les règles d’axe-core, un moteur open source de test d’accessibilité, et les contrôles propres à Validiscan pour les obstacles typiques des boutiques en ligne. Chaque constat indique sa règle, les éléments et les pages où cette règle échoue, ainsi que les critères WCAG et les clauses de la norme EN 301 549 qui lui sont associés.

Qu’est-ce qu’axe-core, et comment le scan l’exécute-t-il ?

axe-core est développé par Deque Systems et publié sous la Mozilla Public License 2.0 (code source d’axe-core sur GitHub). Validiscan utilise axe-core 4.13.0. Sur chaque page et à chaque taille d’écran, le scanner exécute axe-core avec ses règles pour les niveaux A et AA des WCAG puis, par défaut, une seconde fois avec ses règles de bonne pratique. Les constats de bonne pratique sont signalés, mais ils ne comptent ni dans les tableaux de conformité ni dans l’avancement des corrections.

Que testent les contrôles propres à Validiscan ?

Validiscan dispose de 23 contrôles qui lui sont propres. Ils portent, entre autres, sur les bandeaux cookies, les carrousels, la taille des cibles, le focus visible, l’ordre du focus et les pièges au clavier, le focus masqué par des en-têtes et des barres collants (sticky), le reflow à une largeur étroite, l’espacement du texte, les formulaires de commande, d’adresse et de connexion, les alternatives textuelles des images de produits, et les mises à jour en direct du prix et du stock quand une variante de produit est choisie. Plusieurs d’entre eux interagissent avec la page au lieu de se contenter de la lire : ils s’y déplacent avec la touche Tab, la vérifient à une largeur étroite, appliquent un espacement du texte plus large et, sur une fiche produit, choisissent une autre variante puis rétablissent la variante d’origine.

Quelles règles sont exécutées, et lesquelles ne le sont pas ?

Le catalogue de règles de Validiscan compte 128 entrées : 105 règles d’axe-core et 23 contrôles Validiscan. 102 d’entre elles sont exécutées dans un scan : 79 règles d’axe-core et la totalité des 23 contrôles Validiscan. Les autres entrées ne produisent jamais de constat :

  • Remplacées. 11 règles d’axe-core testent quelque chose que l’un des contrôles de Validiscan teste aussi. Le scanner désactive ces règles d’axe-core, afin qu’un même élément ne donne jamais deux constats pour le même échec. Par exemple, la règle target-size d’axe-core cède la place au contrôle vs-target-size de Validiscan.
  • Non exécutées. 15 entrées sont marquées comme expérimentales ou obsolètes dans axe-core, qui exclut de telles règles de ses exécutions, ou bien elles ne testent que le niveau AAA, qui est hors de la cible.

Les règles exécutées ne peuvent pas toutes signaler un constat aujourd’hui : quelques-unes ne peuvent que marquer un résultat comme « à examiner », et le scanner ne conserve pas encore ces résultats. Les limites présentées à la fin de cette page l’expliquent.

Le catalogue des règles liste chaque entrée avec son statut. La matrice des critères indique, pour chaque critère des WCAG 2.2 aux niveaux A et AA, les règles exécutées qui le testent et la vérification manuelle correspondante, lorsque la liste en comporte une.

Que faut-il vérifier à la main ?

Chaque critère des WCAG 2.2 aux niveaux A et AA qu’aucune règle exécutée ne teste, et certains que les règles ne testent qu’en partie, comme l’utilisation au clavier, l’ordre du focus et les sous-titres. La liste de vérifications manuelles de Validiscan compte 35 points ; 22 des 55 critères ne sont couverts que par elle.

critères de succès des WCAG 2.2 aux niveaux A et AA
55
testés par au moins une règle exécutée
33
testés par aucune règle exécutée, couverts uniquement par la liste de vérifications manuelles
22
points dans la liste de vérifications manuelles, qu’une personne parcourt
35
Détails : les chiffres, ce que demande la liste, les lecteurs d’écran et la façon dont chaque résultat est consigné

Beaucoup de critères de succès des WCAG exigent l’appréciation d’une personne. La liste de vérifications manuelles de Validiscan compte 35 points, chacun portant sur un critère de succès de niveau A ou AA que des contrôles automatisés ne peuvent pas entièrement prouver. Sur les 55 critères de succès des WCAG 2.2 aux niveaux A et AA, 22 ne sont testés par aucune règle exécutée et sont couverts uniquement par cette liste. Les 33 autres sont testés par au moins une règle exécutée. Pour certains d’entre eux, comme l’utilisation au clavier, l’ordre du focus et les sous-titres, la liste comporte aussi un point, parce qu’une règle ne les teste qu’en partie. Pour les autres, elle n’en comporte aucun.

La liste demande, entre autres, ces vérifications :

  • le parcours jusqu’au panier au clavier seul : les menus, une fiche produit, le choix d’une variante, l’ajout au panier, puis la modification d’une quantité et la suppression d’un article ;
  • chaque fenêtre modale et le bandeau cookies au clavier : le focus y entre, la touche Échap les ferme, le focus revient ;
  • la recherche, les variantes de produit, le panier et les champs du tunnel de commande avec un lecteur d’écran ;
  • les erreurs de formulaire : annoncées dès qu’elles apparaissent, avec le nom du champ et la façon de corriger l’erreur ;
  • la page agrandie à 400 % ;
  • les vidéos : sous-titres et audiodescription.

La liste indique les lecteurs d’écran à utiliser pour ces vérifications : NVDA avec Chrome sous Windows, et VoiceOver avec Safari sur un Mac. Pour chaque point, Validiscan enregistre un résultat (réussi, échoué ou non applicable), avec des notes et des preuves. Ce résultat détermine la manière dont le critère est présenté dans le Remediation Evidence Package.

Quelles pages et quelles tailles d’écran un scan couvre-t-il ?

Un scan complet charge un échantillon de chaque type de page, jusqu’à 150 pages échantillonnées par défaut ; s’y ajoutent, lorsqu’il les trouve, le panier, la première étape du tunnel de commande et quelques autres pages. Par défaut, chaque page est chargée et contrôlée aux dimensions d’un écran d’ordinateur et d’un téléphone.

Pages échantillonnées, par défaut
jusqu’à 150
Écran d’ordinateur, par défaut
1440 × 900 pixels
Téléphone, par défaut
390 × 844 pixels, avec saisie tactile
En plus, lorsque le scan les trouve
le panier, la première étape du tunnel de commande, les résultats de recherche, la page de connexion ou d’inscription, la page de contact et les pages juridiques
Tunnel de commande
Un produit en stock ajouté au panier ; jamais d’achat finalisé, jamais de données de paiement
Détails : quelles pages, comment le scan atteint le panier et le tunnel de commande, les bandeaux cookies et les services bloqués

Un scan complet, qui est le scan de référence d’un projet, charge un échantillon de chaque type de page de la boutique, jusqu’à 150 pages échantillonnées par défaut : la page d’accueil, les listes de produits, les fiches produit et les autres types de pages qu’il trouve. S’y ajoutent, lorsque le scan les trouve, le panier, la première étape du tunnel de commande, les résultats de recherche, la page de connexion ou d’inscription, la page de contact et les pages juridiques. Par défaut, chaque page est chargée aux dimensions d’un écran d’ordinateur (1440 × 900 pixels) et d’un téléphone (390 × 844 pixels, avec saisie tactile), et tous les contrôles s’exécutent aux deux tailles.

Pour atteindre le panier et le tunnel de commande, le scan ajoute au panier un produit en stock, ouvre le panier et ouvre la première étape du tunnel de commande. Il ne finalise jamais d’achat et ne saisit jamais de données de paiement.

Un bandeau cookies est d’abord testé en tant qu’élément de la page. Par défaut, le scan l’accepte ensuite, afin que le reste de la page puisse être testé. Les services connus d’analyse, de publicité, de chat et d’avis sont bloqués par défaut pendant un scan, afin que les résultats n’en dépendent pas. Les outils de consentement ne sont pas bloqués, car le bandeau cookies fait partie de ce qui est testé.

ValidiscanBot : comment le scanner s’identifie et comment le bloquer

Quand Validiscan peut-il scanner une boutique ?

Validiscan ne scanne une boutique en entier qu’avec l’autorisation écrite de son propriétaire, enregistrée dans l’application de Validiscan ; les scans de vérification et les exécutions de la protection contre les régressions l’exigent aussi. La vérification gratuite s’effectue sans elle, dans des limites fixes : au plus 15 pages, rien n’est ajouté à un panier, le tunnel de commande n’est jamais ouvert.

Un scan complet et la vérification gratuite, comparés
Question Scan complet Vérification gratuite
Faut-il l’autorisation du propriétaire ? Oui : écrite, enregistrée dans l’application de Validiscan avec l’heure et le nom de la personne qui l’a enregistrée. Un scan de vérification et une exécution de la protection contre les régressions l’exigent aussi. Non. Elle s’effectue dans des limites fixes.
Le fichier robots.txt est-il suivi ? Oui, par défaut. Il ne peut être configuré pour ignorer robots.txt que si l’autorisation du propriétaire de la boutique est enregistrée. Oui, celui de l’hôte de la boutique, avec des exceptions connues.
Combien de pages ? Jusqu’à 150 pages échantillonnées par défaut, plus quelques autres pages Au plus 15 pages
Panier et tunnel de commande ? Ajoute au panier un produit en stock et ouvre la première étape du tunnel de commande. Ne finalise jamais d’achat et ne saisit jamais de données de paiement. N’ajoute jamais rien à un panier et n’ouvre jamais le tunnel de commande.
Détails : comment l’autorisation est enregistrée, robots.txt, et les limites et exceptions de la vérification gratuite

Validiscan ne scanne une boutique en entier qu’avec l’autorisation de son propriétaire. Un scan complet, un scan de vérification et une exécution de la protection contre les régressions exigent l’autorisation écrite du propriétaire de la boutique, enregistrée dans l’application de Validiscan avec l’heure et le nom de la personne qui l’a enregistrée. Sans cet enregistrement, l’application refuse de mettre le scan en file d’attente, et une exécution planifiée de la protection contre les régressions n’a pas lieu.

Un scan complet suit par défaut le fichier robots.txt de la boutique. Il ne peut être configuré pour ignorer robots.txt que si l’autorisation du propriétaire de la boutique est enregistrée.

La vérification gratuite s’effectue sans cette autorisation, dans des limites fixes. Elle charge au plus 15 pages, n’ajoute jamais rien à un panier et n’ouvre jamais le tunnel de commande. Elle suit le fichier robots.txt de l’hôte de la boutique et laisse au moins 1 s entre les requêtes qu’elle lance elle-même, avec des exceptions connues : sa première requête, pour la page d’accueil, est faite avant la lecture de robots.txt, et lorsque la boutique répond à un chargement de page dans le navigateur par une redirection, le navigateur la suit aussitôt, sans cet intervalle et sans vérifier robots.txt. La page consacrée à la vérification gratuite décrit chaque limite et chaque exception.

Comment les résultats sont-ils comptés, et pourquoi n’y a-t-il pas de pourcentage de conformité ?

Validiscan ne donne aucun pourcentage de conformité : la conformité se décide critère par critère, certains critères exigent une vérification par une personne, et un scan porte sur des pages échantillonnées à des dates données. Les résultats sont des décomptes de constats par impact et statut, un résultat de conformité par critère WCAG et un seul chiffre global, l’avancement des corrections, toujours présenté avec sa formule.

Ce qu’un pourcentage unique masquerait

  • La conformité se décide critère par critère

    Chaque critère WCAG des niveaux A et AA reçoit l’un des cinq résultats.

  • Certains critères exigent une vérification par une personne

    Un critère qui figure dans la liste de vérifications manuelles n’est présenté comme satisfait que lorsque cette vérification manuelle est réussie.

  • Un scan porte sur des pages échantillonnées à des dates données

    Les résultats décrivent les pages qu’il a chargées aux dates où il s’est exécuté.

Comment les constats sont-ils comptés ?

Un même échec présent sur de nombreuses pages constitue un seul constat, accompagné d’un nombre d’occurrences : les occurrences d’une même règle sur un même motif d’élément sont regroupées. Chaque constat a un impact (critique, grave, modéré ou mineur) et un statut, qui va de « Ouvert » à « Vérifié » en passant par « Corrigé ».

Comment la conformité de chaque critère est-elle déterminée ?

Chaque critère WCAG des niveaux A et AA reçoit l’un des cinq résultats suivants : satisfait, partiellement satisfait, non satisfait, non applicable ou non évalué. Un critère qui figure dans la liste de vérifications manuelles n’est présenté comme satisfait que lorsque cette vérification manuelle est réussie ; tant qu’il n’a aucun résultat manuel et qu’aucun échec n’a été relevé, il est présenté comme non évalué. Un critère sans point dans la liste est présenté comme satisfait lorsqu’une règle exécutée le teste et qu’il ne reste aucun échec non résolu ou en attente de vérification. Pour ces critères, dont le critère 1.1.1 Non-text Content et le critère 2.4.4 Link Purpose (In Context), un résultat « Satisfait » repose sur les seuls contrôles automatisés. La page consacrée au Remediation Evidence Package donne la règle qui fonde chacun des cinq résultats.

Comment l’avancement des corrections est-il calculé ?

L’avancement des corrections est la somme des poids d’impact des constats corrigés, vérifiés ou résolus en externe, divisée par la somme des poids d’impact de tous les constats. Les constats marqués comme faux positif ou comme « Ne sera pas corrigé », ainsi que les constats de bonne pratique, sont exclus des deux sommes. Chaque constat est pondéré selon son impact : un constat critique fait donc davantage varier le chiffre qu’un constat mineur.

Poids des impacts dans la formule de l’avancement des corrections
Impact Poids
Critique 10
Grave 5
Modéré 2
Mineur 0,5

Le statut « Ne sera pas corrigé » retire un constat de l’avancement des corrections, pas de la conformité. Dans les tableaux de conformité, il compte toujours comme un échec, car l’obstacle est toujours là.

Qu’est-ce que cette méthode ne peut pas prouver ?

Les contrôles automatisés ne trouvent qu’une partie des obstacles à l’accessibilité, et un scan décrit les pages qu’il a chargées aux dates où il s’est exécuté. Les échecs qu’un scan signale sont un minimum, pas un total. Cette page nomme aussi des lacunes de son scanner que Validiscan a consignées et pas encore comblées.

Les limites

  • Les contrôles automatisés ne prouvent qu’une partie des WCAG.

  • Les pages sont échantillonnées.

  • Un scan est un instantané.

  • Le tunnel de commande s’arrête à sa première étape.

  • Cadres d’une autre origine et shadow DOM fermé.

  • Les services bloqués ne sont pas testés.

  • Les résultats « à examiner » ne sont pas encore signalés.

  • Les captures d’écran montrent le premier écran.

Détails : chaque limite, et ce que fait Validiscan tant qu’une lacune n’est pas comblée

Les contrôles automatisés ne trouvent qu’une partie des obstacles à l’accessibilité, et un scan décrit les pages qu’il a chargées aux dates où il s’est exécuté. Le Remediation Evidence Package énonce ses propres limites. La liste ci-dessous nomme aussi des lacunes de son scanner que Validiscan a consignées et pas encore comblées.

  • Les contrôles automatisés ne prouvent qu’une partie des WCAG. Une règle ne peut pas juger si une alternative textuelle décrit son image, si un message d’erreur a un sens lorsqu’il est lu à voix haute, ni si des sous-titres sont corrects. La liste de vérifications manuelles couvre ces deux derniers points. La qualité des alternatives textuelles n’a aujourd’hui aucun point dans la liste : un résultat « Satisfait » pour le critère 1.1.1 Non-text Content repose donc sur les seuls contrôles automatisés. Les échecs qu’un scan signale sont un minimum, pas un total.
  • Les pages sont échantillonnées. Un scan contrôle un échantillon de chaque type de page. Les autres pages construites à partir des mêmes templates devraient se comporter de la même façon, mais elles ne sont pas contrôlées une par une.
  • Un scan est un instantané. Les résultats décrivent la boutique aux dates des scans. Les modifications ultérieures du thème, des applications ou du contenu ne sont pas couvertes avant le scan suivant ; la protection contre les régressions scanne de nouveau la boutique selon un calendrier.
  • Le tunnel de commande s’arrête à sa première étape. Aucune commande n’est passée et aucune donnée de paiement n’est saisie ; les étapes suivantes du tunnel de commande ne sont donc pas testées automatiquement.
  • Cadres d’une autre origine et shadow DOM fermé. Les contenus situés dans des cadres d’une autre origine (cross-origin) et dans un shadow DOM fermé, comme les champs de paiement et certains outils de consentement et widgets, ne sont pas évalués automatiquement. Le contrôle du bandeau cookies de Validiscan n’évalue pas un bandeau situé dans un shadow DOM ou dans un cadre d’une autre origine.
  • Les services bloqués ne sont pas testés. Les services d’analyse, de publicité, de chat et d’avis qu’un scan bloque ne sont pas testés. La correction des intégrations tierces, comme le paiement et le chat, ne fait pas non plus partie d’un projet.
  • Les résultats « à examiner » ne sont pas encore signalés. Lorsqu’axe-core ou l’un des contrôles de Validiscan ne peut pas trancher, il marque le résultat comme « à examiner » au lieu de signaler un échec. Le scanner ne conserve pas ces résultats aujourd’hui : ils n’apparaissent donc pas comme des constats. Cela concerne les liens vers des PDF et d’autres documents, que le contrôle des documents de Validiscan se contente de marquer comme « à examiner », ainsi que les résultats sur le bandeau cookies, le focus, le clavier et les formulaires qu’un contrôle n’a pas pu trancher. Quelques règles exécutées ne peuvent donc pas produire de constat aujourd’hui. Tant que le scanner ne conserve pas ces résultats, Validiscan vérifie le bandeau cookies à la main et consigne le résultat dans la liste de vérifications manuelles. Les PDF eux-mêmes ne font pas partie d’un projet.
  • Les captures d’écran montrent le premier écran. Le scanner capture chaque page à la taille de l’écran, et non sur toute sa longueur. La capture d’un constat situé plus bas dans une page montre le haut de la page. Tant que le scanner ne capture pas les pages entières ou des éléments isolés, Validiscan vérifie à la main les figures de chaque Remediation Evidence Package avant l’émission du dossier.

Sources

8 sources, toutes vérifiées pour cette page le 6 octobre 2026.

Normes 4
  1. Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.1 · W3C ·  · vérifiée le
  2. Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.2 · W3C ·  · vérifiée le
  3. EN 301 549 V3.2.1 (2021-03) · ETSI · vérifiée le
  4. EN 301 549 V4.1.1 (2026-09) · ETSI · vérifiée le
Droit de l’UE 3
Outils 1
  1. axe-core, source code and licence · Deque Systems · vérifiée le

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